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D'une façon générale, l'analogie est une ressemblance mêlée de dissemblance ou une ressemblance partielle (Dictionnaire de théologie catholique, tome I, analogie). Au sens le plus large, l'analogie est une ressemblance utilisée dans une comparaison, parfois implicite. "être savant comme un livre"...

Dans la théologie fondamentale, c'est une notion clé qui joue un très grand rôle pour épurer le langage et corriger l'emploi de mots lorsqu'ils sont rapportés à Dieu, pour dire effectivement, même de manière lointaine la réalité de Dieu (Dictionnaire de théologie fondamentale. Cette méthode de théologie trouve un reflet dans le langage même de la Bible (métaphores, symboles, paraboles) et jusque dans le mystère chrétien, où des réalités essentiellement différentes sont unies, avec des distinctions mais sans confusion : Incarnation du Verbe, sacrements, etc. Cette méthode se distingue notamment de la dialectique, qui fonctionne par opposition. Pourtant on peut retrouver des traces dialectiques dans la formation d'une analogie si l'on voit dans l'analogie le moyen de dépasser deux abus de langages.

Il s'agit d'éviter l'écueil entre deux types d'emploi des mots : l'équivocité et l'univocité. L'équivocité est l'emploi d'un même mot dans deux sens différents (le chien est par exemple à la fois un animal et une constellation). C'est dire ainsi que les mots utilisés dans le langage thélogique ont surtout une fonction suggestive, un manière de dire comment l'homme se comprte face à Dieu, en aucun cas le langage humain ne saurait livrer un savoir effectif de Dieu (apophatisme). Il y a derrière la conception d'un Dieu au delà de tout. L'univocité est l'emploi d'un même mot dans un même sens mais pour désigner deux réalités différents (Dieu est bon, l'homme est bon). Le danger est une vision anthropomorphique de Dieu. Dieu serait tellement avec nous qu'il serait impossible de dire son essence autrement que dans l'histoire humaine. Ces deux extrêmes finalement se rejoignent : dans un cas, Dieu est tellement au delà de tout que le langage biblique qui parle de Dieu court le risque d'être hypostasié et employé dans un cas univoque. Dans un deuxième cas, l'impossibilité radicale de dire l'essence de Dieu en dehors de notre histoire revèle un apophatisme pure. L'analogie entend trouver un voie médiane entre l'emploi équivoque et univoque du langage. L'analogie procède en trois temps :

  • affirmation : Dieu est bon
  • négation : Dieu n'est pas bon
  • voie d'éminence : Dieu est super bon (Deus est super bonus)

L'analogie prend sa source dans les choses parce que les choses participent quoique dans une mesure inégale à une même propriété. la vie par exemple existe en Dieu où elle trouve son développement absolu, dans les anges de façon immaterielle, dans la plante d'une façon organique. La vie est donc en Dieu, dans les anges et dans les plantes : il y a à la fois ressemblance réelle entre tous les vivants mais dissemblance aussi. Dieu possède la vie dans sa plénitude infinie, mais les autres ne l'ont de manière que substantielle voire accidentelle dans leurs dans leurs actes et facultés. Les choses peuvent avoir une analogie en fonction d'un rapport extérieur aussi : l'air est sain, un médicament est sain car ils donnent tous les deux la santé aux corps de l'homme. A troisième degré, l'analogie apparaît dans l'esprit à la suite de comparaison : "allez dire à ce renard d'Hérode...". On retrouve ces analogie dans les termes entre analogie intrinsèque, d'attribution extrinsèque et celle de proportion.

Le fondement logique de l'analogie dans la théodicé est dans le statut même de la création. La création entretient avec son créateur quelque rapport que même le péché ne peut totalement occulter. Le statut de créature permet de parler de Dieu comme principe de toute chose : l'intelligence humaine cherche de manière naturelle le principe de la création et elle dispose de moyen adapté pour en parler. L'analogie cherche à trouver les noms de Dieu comme principe de la création. Elle cherche à mettre en évidence des propriétés similaires dans le fini et l'infini toutes proportions gardées. Ainsi l'idée des perfections reprend l'analogie. Pour les perfections simples (le concept n'enveloppe rien d'imparfait comme la sagesse)  : les perfections de Dieu sont en lui de manière primitive et intentionnelle, elles sont dans les créatures de manière participatives, les perfections sont en Dieu de manière virtuelles car renfermées dans sa vertu de toute puissance, elles sont dans les perfections de manière formelles et propres. Pour les perfections mixtes (le concept comprend quelqu'imperfection : comme la raison. La raison atteint les choses à partir des choses connues : donc elle suppose l'ignorance). L'analogie dans les perfections mixtes existe aussi. La raison existe de manière formelle et proporement chez l'homme qui la possède aussi avec ses défauts. On ne retrouve en Dieu que les qualités et les avantages de la raison car en lui, il n'y a ps d'imperfection.

S'il existe une analogie entre Dieu et les hommes, cele ne veut pas dire qu'on peut les mettre dans une même catégorie, car Dieu transcende toute catégorie, mais l'analogie est à la fois le fondement et le but de l'ordre eternel qui relie toute chose à Dieu.

L'analogie permet ainsi d'introduire dans la compréhension des mystères. Il faut ici souligner l'impuissance de l'analogie avant la révélation, sa nécessité dans la révélation même et son utilité dans la compréhension de la révélation. Il y a une impuissance car on ne peut démontrer par comparaison. "comparaison n'est pas raison". Il y a une nécessité de l'analogie qui consiste à voiler les mystères pour les proportionner à notre capacité. Il y a une utilité car elles stimulent l'intelligence et la recherche. Par leur grossierté même, elles protège la transcendance des réalités divines mêmes. Enfin elles sont utiles poiur montrer le rapport des mystères entre eux et le rapport qu'ils entretiennent avec la fin dernière de l'homme.

Les analogies doivent être cherchées avec soi piété et réserve. On note que le dogme est supérieur et antérieur à l'analogie. L'analogie peut donc varier au sein d'un même dogme qui lui immuable. le dogme éclaire la recherche des analogie. les anaalogies doivent être utilisées sans être forcées. Par exemple, Justin a pu parler du Fils comme ministre du Père pour montrer comment le Fils était une personne distincte du Père. Cette même analogie a ensuite était reprise de manière forcée par le subordinatianisme pour dire que le Fils était subordonné au Père.

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Le chanvre est une plante qui produit une fibre végétale autrefois très utilisée.

Dans les campagnes, on cultivait beaucoup cette grande plante (de 1,50 m à 4 m), qui fournit une fibre plus grossière mais plus solide que le lin. Comme pour le lin, on n’obtient la filasse qu’après rouissage et broyage des tiges. Transformé en fil, le chanvre permet de fabriquer des tissus solides, mais rêches, ne devenant blancs et souples qu’après des lavages répétés. Le chanvre (en copeau) peut également servir de litière aux rats domestiques. Comme l’humidité ne l’abîme pas, on l’a beaucoup utilisé pour des vêtements de travail, des torchons, des cordages et des voiles de bateaux.

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