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Le rouge est une couleur qui évoque symboliquement, par exemple, le feu et le sang. En héraldique, il équivaut à l'émail de gueules.

C'est une des couleurs liturgiques, utilisée pour les fêtes des martyrs et de l'Esprit-Saint, ainsi que, plus récemment, pour les célébrations de la Passion du Christ (au lieu du noir).

Le rouge est également la couleur des vêtements ecclésiastiques cardinalices. Les cardinaux (et à l'origine le Pape) portent cette couleur, qui leur fut concédées par les autorités politiques romaines en souvenir de la pourpre des sénateurs romains ; la symbolique du rouge est, dans ce cas, à la fois romaine et liée au témoignage du sang (martyre).

Le rouge est utilisé dans les livres liturgiques pour indiquer les gestes à accomplir par le célébrant - alors que le noir représente les paroles devant être prononcées. De là vient le terme de "rubrique".

Enfin, c'est en rouge que sont peintes, dans les églises, les quatorze croix de consécration.

Couleurs
Blanc | Noir | Rouge | Vert | Violet | Rose | Bleu | Jaune | Or | Argent | Gris

« Les vêtements liturgiques font partie de notre façon humaine d'aller à Dieu[1]. »

Les couleurs liturgiques de ces vêtements ont avant tout une valeur symbolique. Elle permettent de reconnaître les fonctions de ceux qui les portent durant la célébration. Elles sont aussi en lien avec les différents temps liturgiques, expriment leur tonalité (joyeuse, triste...) et leur signification :

« L'emploi de diverses couleurs pour les vêtements liturgiques vise à ce que le caractère des mystères de foi célébrés, et par conséquent le sens de la vie chrétienne qui progresse à travers le déroulement de l'année liturgique, soient ainsi exprimés efficacement et même visiblement. » (PGMR 2002, n° 345).

L'étole et la chasuble doivent être de la couleur liturgique du temps ou de la solennité. Ainsi que le voile du calice, la bourse, parfois aussi le conopée et l'antependium.

En ce qui concerne la couleur des vêtements liturgiques, l'usage reçu est à observer (cf. infra liste des couleurs et des usages). « Cependant, les Conférences des Évêques peuvent, en ce qui concerne les couleurs liturgiques, déterminer et proposer au Siège apostolique des adaptations qui correspondent aux besoins et au génie des peuples. » (PGMR 2002, n° 346)


Fichier:Aubes couleurs.jpg

Histoire Modifier

Nous n'avons pas d'indice des premiers temps du christianisme concernant les couleurs liturgiques. Par contre, l'habit de fête est de rigueur[2].

Ce n'est qu'au début du XIIIème siècle qu'Innocent III donne une description à visée normative des usages de la liturgie romaine. Après lui Guillaume Durand de Mende (fin XIVèmes.) donne écho à cette description pontificale. Mais c'est le missel tridentin en 1570 qui lui donne force de loi[3].

Les couleurs Modifier

L'Introduction générale du missel romain énumère pour l'Occident les couleurs suivantes : le blanc, le rouge, le vert, le violet, le noir et le rose.

Les couleurs liturgiques habituelles Modifier

Blanc Modifier

Le blanc est la couleur de la joie et de la fête. Le prêtre en est revêtu à toutes les fêtes en rapport avec Jésus Christ, la Sainte-Vierge ou les saints non-martyrs. Elle est aussi utilisée le jeudi saint, pendant tout le temps pascal et pendant l'octave de Noël.

C'est la couleur dont est revêtu le prêtre à la Saint Sylvestre comme symbole de paix pour la nouvelle année qui s'annonce. Au Brésil, la coutume est que les fidèles s'habillent également avec une pièce de vêtement blanche.

Rouge Modifier

Le rouge est la couleur du sang et du feu. Elle est utilisée au dimanche des rameaux et de la passion, au vendredi saint, à la Pentecôte et aux autres fêtes de l'Esprit Saint, à la Croix Glorieuse aux fêtes des martyrs, des apôtres et évangélistes.

Pour synthétiser, cette couleur liturgique est associée au témoignage suprême de l'amour, où don du sang et don de l'Esprit sont intimement liés.

Vert Modifier

Couleur de l'espérance, elle est utilisée pendant le temps ordinaire.

Violet Modifier

C'est une couleur de pénitence, utilisée pendant les temps de préparation et de deuil : avent, carême, le 2 novembre (commémoration des fidèles défunts) et lors des enterrements et du sacrement de la Réconciliation.

Les couleurs liturgiques occasionnelles Modifier

Argent Modifier

Couleur tolérée pour remplacer le blanc.

Or Modifier

Elle peut être utilisée à la place des couleurs blanches, rouge et vert, pour les occasions solennelles. Elle peut éventuellement remplacer toutes les autres couleurs si c'est nécessaire.

Gris cendréModifier

Il remplace la couleur violette dans le rituel lyonnais, pendant l'avent et le carême.

Bleu Modifier

Cette couleur qui signifie le ciel peut être utilisée pour certaines fêtes de la Vierge.

Rose Modifier

Utilisée lors des dimanches du Gaudete et du Laetare, 3ème dimanche de l'Avent et 4ème dimanche de Carême, elle marque une pause dans ce temps de pénitence et est annonciatrice de la joie à venir. Au milieu de ces temps d'attente et de pénitence, l'Église donne une note de joie qui rappelle le but, Noël ou Pâques, en éclaircissant le violet qui s'impose pour tout le reste de ces temps liturgiques.


Noir Modifier

C'était la couleur du deuil liturgique avant la réforme liturgique du concile Vatican II. Il est mentionné ici surtout comme un usage historique. En effet :

« Les différents rites des funérailles expriment le caractère pascal de la mort chrétienne et répondent aux situations et aux traditions de chaque région, même en ce qui concerne la couleur liturgique[4] »

Le noir est parfois tolérée en remplacement du violet pour la célébration des obsèques et pour le 2 novembre, car c'est bien la couleur symbolique du deuil en dehors de la liturgie, en Occident (ce n'est pas le cas en Orient). Mais le caractère pascal en est absent.

Notes et références Modifier

  1. Dom Robert Le Gall, La liturgie de l'Église, CLD, 1990, ISBN 2-85443-189-8, p.94.
  2. Comme nous le voyons déjà dans Clément d'Alexandrie, Le pédagogue, 3, 11. Cerf, Coll. « Sources chrétiennes » n°158, Paris, 1970.
  3. Adolf Adam, La liturgie aujourd'hui - Précis de liturgie catholique, Brepols, coll. « Mysteria » n°1, 1989, p. 77-78. ISBN 2-503-50034-X
  4. Catéchisme de l'Église Catholique, n°1685.
Couleurs
Blanc | Noir | Rouge | Vert | Violet | Rose | Bleu | Jaune | Or | Argent | Gris

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