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Le gallicanisme est une doctrine religieuse et politique sous-tendant l'organisation d'une Église catholique de France largement autonome du pape. Le gallicanisme affirme la spécificité française, et rejette une trop grande intervention du pape dans les affaires de l'Eglise de France. Il reconnaît au pape une primauté spirituelle et juridictionnelle, mais conteste sa toute-puissance, au bénéfice des conciles généraux dans l'Église, des évêques dans leurs diocèses et des souverains dans leurs États.

En pratique cela se traduit surtout par une mainmise étroite du souverain français sur les nominations et les décisions des évêques. Bien que respectueuse de la papauté, cette doctrine pose néanmoins certaines limites à sa puissance ; elle enseigne en particulier que le pouvoir des évêques réunis en concile est plus grand que celui du pape.

Pour Jean Delumeau, le gallicanisme n’est qu’un cas particulier d’une défiance vis-à-vis de la papauté qui s’est souvent manifesté dans l’histoire chrétienne, le cas extrême étant celui de la réforme protestante[1]..

Au cours de l'histoire, le gallicanisme a pris plusieurs aspects différents: Avant le concordat de 1516, le gallicanisme est d'abord ecclésiastique, ce qui implique une position théologique et ecclésiologique. au XVIe et au XVIIe siècle, le gallicanisme est régalien, et il le redeviendra après le concordat de 1801. Au XVIIIe siècle, il est parlementaire, et il s'agit là d'une doctrine politique et administrative[1].


Notes et référencesModifier

  1. 1,0 et 1,1 Jean Delumeau, article Gallicanisme dans Encyclopedia Universalis,2000

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