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Joris-Karl Huysmans (de son vrai prénom Charles Marie Georges) est un écrivain français. Il est né en 1848 et mort en 1907, à Paris. Tout au long de l'année 2015, il s'est retrouvé sous les feux de l'actualité grâce au livre SOUMISSION de Michel Houellebecq.

Sa vie, véritable chemin de conversion, est indissociable de son œuvre.

"Il se passe toujours quelque chose dans ses livres : il se passe lui-même. Ce ne sont pas des romans ; ce sont des mémoires. Les rares évènements qu'on y trouve ne sont pas inventés : c'est sa propre vie que l'auteur nous raconte avec une simplicité où il y a un peu de candeur et beaucoup d'orgueil" (in Promenades littéraires, Rémy de Gourmont)

BiographieModifier

Le temps de la jeunesseModifier

Charles-Marie Georges Huysmans voit le jour le 5 février 1848 à Paris. Il est baptisé dès le lendemain, 6 février à l'église Saint Séverin. Après le décès de son père, en 1856, il est mis en pension et gardera de mauvais souvenirs de cette période.

Les rapports qu'il entretient durant cette période avec la religion catholique ne sont ni vraiment proches, ni spécialement distants, même si une révolte semble poindre chez lui au moment de l'adolescence. Il fait sa première communion en 1860 et sa Confirmation en 1861.

Il obtient son baccalauréat en 1866 et entre au ministère de l'intérieur comme fonctionnaire tout en prenant des inscriptions à l'université en droit et en lettres.

Guerre et premières armes littérairesModifier

A compléter Lors de la guerre de 1870, il est mobilisé : c'est cette expérience de mobilisation tout en ne combattant pas directement sur le front qui l'inspirera fortement pour écrire sa première nouvelle Sac au dos. Dès 1875, il collabore à deux revues : Le musée des deux-Mondes et La république des Lettres.

L’écrivain parisien, disciple de Zola ?Modifier

Quelques notes de lecture : la rédaction à venir 1876, date première visite à Zola avec formation du "groupe des Cinq", rencontre Flaubert, les frères Goncourt, influences réciproques... Publication de Sac au dos 1880 dans Les soirées de Médan, ouvrage collectif dirigé par l'écivain Émile Zola. Cette première nouvelle est empreinte de modernité (précurseur Bardamu de Céline ?). Le thème de l'errance y est prédominant : ne peut-on y voir un premier signe d'une recherche sur un autre plan, spirituel celui-ci, qui se concrètisera ultérieurement ? Collabore avec les journaux et publie des textes...

La rédaction d'A rebours : moment de ruptureModifier

A rebours, publié en 1884 demeure l'œuvre la plus célèbre de l'auteur. Au delà de sa célébrité, elle est essentielle tant dans la carrière littéraire que dans l'évolution spirituelle de Huysmans. En effet, le héros, Jean Floressas des Esseintes est un dandy misanthrope qui, fuyant le monde qu'il hait et le mal du siècle qu'est l'ennui, va se constituer son propre univers dans une maison achetée à Fontenay-aux-Roses. Aimant l'art, il va travailler à la décoration de sa maison avec un souci du détail confinant à l'obsession ainsi qu'à recréer un monde pour son propre plaisir et celui de ses sens dont il sera le centre.

Mais, de cette expérience égocentrique et sensuelle, il ne tirera que maladie, névrose et, encore une fois, ennui. Ce qui le laisse seul au pied de la croix pour les dernières lignes du livre, s'écriant :

Seigneur, prenez pitié du chrétien qui doute, de l'incrédule qui voudrait croire, du forçat de la vie qui s'embarque seul, dans la nuit, sous un firmament que n'éclairent plus les consolants fanaux du vieil espoir ! Barbey d'Aurevilly, écrivain catholique contemporain, ne se trompe pas sur l'importance de cette œuvre pour son auteur, écrivant : "Après un tel livre, il ne reste plus à l'auteur qu'à choisir entre la bouche d'un pistolet ou les pieds de la croix." Si l'assimilation n'est pas parfaite car Des Esseintes n'est pas Huysmans (il est sans doute principalement inspiré par le dandy Robert de Montesquiou), les liens sont tout de même sensibles et Zola, son maître s'en aperçoit et trouve cette évolution dangereuse comme Huysmans le relate lui-même dans la Préface écrite vingt ans après le roman

En route vers la conversionModifier

Celle-ci se fera principalement sous l'influence de l'abbé Mugnier, surnommé "Le confesseur des duchesses pour sa grande implication dans les salons littéraires et mondains de l'époque. Elle se fera en deux phases : un pèlerinage à La Salette que Huysmans gardera longtemps secret, comme quelque chose de très intime et dont il ne parlera que dans un texte confidentiel Là-haut ou Notre-Dame de la Salette. La deuxième phase se fera lors d'une retraite à la Trappe d'Igny, appelée dans le roman En route Notre-Dame de l'Âtre où il fera notamment une confession bouleversante.

Le temps de l'oblatureModifier

Il s'installe en 1898 à Ligugé, à proximité de l'abbaye bénédictine de Saint Martin de Ligugé. Il commence à cette date la construction de sa demeure, qui s'appellera "maison Notre-Dame" et dont la première pierre est bénie par un moine de l'abbaye le 7 décembre 1898. Celle-ci porte l'inscription suivante, accompagnée d'un verset de psaume : "Le mercredi 7 décembre 1898, Dom Bluté, moine bénédictin de Ligugé a béni la première pierre de cette maison placée sous le vocable de la très Sainte Vierge et la protection de saint Martin et de saint Benoît; édifiée sous l' inspiration de feu Gabriel-Eugène Ferret, prêtre de la compagnie de Saint Sulpice pour M. J.-K. Huysmans et ses amis par les soins de M. Boutaud, architecte diocésain, Dom Bourigaud étant abbé de Ligugé, Dom Chamard Prieur, Dom Bouleau curé, M. Hambis maire". Il peut s'y installer définitivement en 1899.

Il fait sa profession d'oblat le 21 mars 1901.

A compléter

Le retour à Paris et sa mortModifier

Les bénédictins étant touchés par la loi sur les congrégations en octobre 1901, ils partent s'installer en Belgique et Huysmans se retrouvant seul à Ligugé, décide de revenir habiter à Paris. Il logera désormais à proximité des bénédictines de la rue Monsieur. Il décède à Paris le 12 mai 1907 dans son appartement des suites d'un cancer de la mâchoire.


ŒuvresModifier

Poèmes en proseModifier

  • Le drageoir aux épices
  • Croquis parisiens

RécitsModifier

  • Sac au dos
  • Un dilemme
  • La retraite de Monsieur Bougran
  • A vau-l’eau

Œuvres romanesquesModifier

  • Marthe, histoire d’une fille
  • Les sœurs Vatard
  • En ménage
  • A Rebours
  • En rade
  • « Le cycle de Durtal »
    • Là-bas
    • En route
    • La cathédrale
    • L’Oblat
  • Les foules de Lourdes

Ouvrages critiquesModifier

  • Trois primitifs

AutresModifier

  • La magie en Poitou, Gilles de Rais.
  • Sainte Lydwine de Schiedam
  • À Paris
  • En Hollande


BibliographieModifier

  • Huysmans : le diable, le célibataire et Dieu, Jean Borie, Grasset
  • La vie de J-K Huysmans, R. Baldick, Denoël, 1965
  • Huysmans in Les Cahiers de l'Herne, dir. P. Brunel et A. Guyaux
  • Le roman de Durtal : Là-bas, En route, La Cathédrale, L'Oblat, J-K Huysmans, editions Bartillat, préface de Paul Valéry.

LiensModifier

InternesModifier

  • Arthur Mugnier

ExternesModifier

  • Huysmans.org, site entièrement consacré à l’écrivain avec beaucoup de textes en ligne
  • Société J.-K. Huysmans
  • L’abbaye de Ligugé, croquée sous le nom de Val des Saints dans l’œuvre de Huysmans

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