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L'une des fonctions du vêtement est s'assurer un rôle social. Il est un signe visible d'appartenance à un groupe.

Le code vestimentaireModifier

Le vêtement est souvent moins important par lui-même que la situation dans laquelle on le porte. Les autres pourraient juger ridicule ou impoli que l'on ne soit pas habillé comme le demande la circonstance. Sur certaines invitations, la tenue souhaitée est précisée afin d'éviter les erreurs (par exemple, « tenue de ville » ou « tenue de soirée exigée »). Même sans précisions, chacun sait que sa tenue vestimentaire sera jugée par les autres selon la coutume de la situation. On ne s'habille pas de la même façon pour assister à un match, à une partie de chasse ou à un mariage.

Les classes sociales n'ont pas toutes les mêmes codes Modifier

Dans les milieux modestes, il reste souvent important de « s'endimancher » pour une sortie, c'est-à-dire de mettre ses plus beaux vêtements. En revanche, les gens que leur métier oblige à s'habiller élégamment toute la semaine sur leur lieu de travail, profitent volontiers des jours de repos pour adopter, même lorsqu'ils sortent, une tenue plus négligée.

La rupture volontaire du code de son milieu peut devenir un nouveau code Modifier

Certains, notamment parmi les jeunes, refusent de se plier aux habitudes de leur milieu et adoptent volontairement des coiffures ou des vêtements différents, parfois provoquants. Mais on s'aperçoit souvent que le refus des règles habituelles crée de nouvelles règles. Pour faire partie de la bande de copains, il est recommandé, sinon obligatoire, d'adopter les mêmes choix (cheveux longs ou hérissés ou rasés, vêtements tailladés ou cloutés, etc.). Cela montre donc que, pour tous, vêtements et parures sont un signe d'appartenance au groupe.

Des vêtements différents pour les hommes et les femmes Modifier

Dans toutes les sociétés, l'habitude exige généralement que les hommes s'habillent différemment des femmes. Même à l'époque lointaine où il n'existait pour tous que des tuniques ou des robes, celles-ci n'avaient ni la même forme, ni la même longueur pour les deux sexes. Au milieu du XIXe siècle, alors que tous les hommes portaient désormais le pantalon, il était considéré comme une provocation qu'une femme, telle George Sand, en mette un. Un compromis fut trouvé ensuite, pour les femmes élégantes, avec la veste de tailleur qui ressemblait à un veston d'homme, à la condition de la porter sur une jupe. Au début du XXe siècle, même des femmes célèbres pouvaient se voir refuser l'entrée d'une soirée si elles portaient un smoking masculin.
La différence des sexes dans l'habillement a tendance à disparaître de plus en plus de nos jours. Il n'est plus choquant qu'une femme porte un pantalon et un blouson. Néanmoins, l'inverse n'est pas vrai : seuls les hommes écossais échappent au ridicule en portant un kilt en forme de jupe.

Dieu, créateur des hommes et des femmes, interdit l'échange dans l'habillement: "Une femme ne portera point un habillement d'homme, et un homme ne mettra point des vetement de femme; car quiconque fait ces choses est en abomination à l'Eternel" (Deutéronome 22.5). Le port de pantalon est propre pour les hommes; et les robes, jupes, pagnes, pour les femmes pour des raisons physiques et physiologiques. (Pasteur Ezua Miria Samuel de l'USB/Bunia)

Vêtements d'enfants et d'adultes Modifier

Pendant très longtemps, à part les petits enfants qui portaient tous une robe, les jeunes étaient habillés ensuite comme les adultes de leur milieu. Seule la taille variait. C'est à la fin du XIXe siècle que l'on admit que les enfants avaient besoin de vêtements leur permettant de donner libre cours à tous leurs mouvements dans leurs jeux et qu'on habilla les garçons de culottes courtes et les fillettes de robes ne descendant pas jusqu'aux chevilles. Il existait désormais une mode spéciale pour enfants. Curieusement, ce furent les adultes qui eurent tendance à raccourcir leurs vêtements, peut-être pour se rajeunir.

Le costume de sa région Modifier

Autrefois, les habitants d'un pays ou d'une région portaient des vêtements adaptés à leur façon de vivre, à leurs traditions et aux matières qu'ils pouvaient facilement se procurer. Il existait de ce fait une grande variété de costumes locaux. C'est au XIXe siècle que les paysannes des diverses provinces françaises voulurent se différencier par des coiffes différentes dans chaque région et parfois chaque village. Mais n'oublions pas que ces costumes, souvent très beaux, servaient uniquement pendant les fêtes et non dans la vie de tous les jours où le vêtement était beaucoup plus simple. Actuellement, sauf dans les manifestations folkloriques, ces costumes tendent à disparaître.

Le costume de son pays Modifier

Il existe des survivances des différences vestimentaires d'autrefois, mais il faut dire que c'est surtout au niveau des clichés et des préjugés. Il est plus facile de schématiser l'Allemand en culotte de cuir et chapeau à plume, l'Anglais avec chapeau melon et parapluie, si ce n'est pas le Chinois avec natte et chapeau conique. Ces clichés ont peu de rapport avec la réalité quotidienne, mais ils ont la vie dure et sont parfois l'indice d'un certain racisme. En vérité, du fait de la standardisation du vêtement, on peut rarement reconnaître l'origine d'un touriste uniquement au costume qu'il porte.

Parfois une affirmation d'appartenance à son groupe d'origine Modifier

Certains choix vestimentaires sont au contraire une manifestation d'appartenance à sa collectivité d'origine. Dans leur pays, beaucoup d'Africains ont adopté le jean et le tee-shirt, mais, immigrés en Europe, certains choisissent parfois de revêtir leur costume traditionnel comme preuve d'attachement à leur culture.

Le costume de son métier Modifier

Depuis l'époque des corporations, les métiers traditionnels se différenciaient souvent par le costume, surtout parce que celui-ci était adapté à leur profession. De nos jours, quelques-unes de ces coutumes vestimentaires n'ont pas disparu : un boucher ne s'habille pas comme un pâtissier ; la coiffe du boulanger est différente de la toque du chef cuisinier. Il faut observer que certaines professions ont conservé une tenue très ancienne, par exemple, toutes celles qui concernent la justice, les ambassades et, dans les pays traditionnalistes, l'université. L'Académie française reste le symbole de ces traditions vestimentaires anciennes.

Les costumes sportifs Modifier

Chez les sportifs, la tenue tient compte des exercices corporels nécessaires dans chaque sport. Un sauteur en hauteur ne s'habille pas comme un footballeur, ni comme un escrimeur. Dans les sports collectifs, il est indispensable pour chaque joueur de voir de loin qui fait partie de son équipe ou de l'équipe adverse. D'où les maillots de couleur différente.

Les costumes religieux Modifier

Dans presque toutes les religions, le prêtre se distingue par sa tenue vestimentaire. C'est dans la religion catholique que la tenue était la plus réglementée. Chaque congrégation de moines ou de religieuses avait une tenue particulière. Cette tradition reste en vigueur dans la hiérarchie religieuse catholique : un simple prêtre s'habille en noir, un évêque en violet, un cardinal en rouge et le pape en blanc.

Les uniformes militaires Modifier

Jadis très divers, ils ont été codifiés par Turenne, général de Louis XIV. Depuis, malgré l'évolution de l'habillement, différents types d'uniformes servent à différencier l'armée de terre, la marine et l'aviation et, dans chaque armée, les fonctions militaires (fantassins, artilleurs, blindés, parachutistes, etc.)

De nombreux uniformes civils Modifier

Au XIXe siècle, de très nombreux métiers furent créés qui, tous, devaient se différencier par un uniforme particulier. Par exemple, dans les chemins de fer, existaient des uniformes différents distinguant le chef de gare de l'employé, du contrôleur, du lampiste, du porteur de bagages, etc. Le prestige de l'uniforme s'emparait aussi de nombreux établissements scolaires et universitaires qui imposaient une tenue identique à tous les élèves.

Deux guerres mondiales ont probablement modéré l'attirance de l'uniforme. En dehors des militaires, les métiers conservant un uniforme sont ceux qui doivent signaler clairement leur fonction (agent de police, douanier, contrôleur, pompier, hôtesse, etc.). Seuls certains établissements universitaires sélectifs, comme l'école Polytechnique, maintiennent l'uniforme en certaines occasions. Néanmoins, quand on compare un grand nombre de cadres d'entreprise, on peut se demander si le costume-cravate ne constitue pas un uniforme.

Au Carnaval, on se déguise Modifier

À toutes les époques, il était permis, certains jours de l'année, de rompre les habitudes et de se travestir avec des vêtements inhabituels, parfois pour se moquer de gens plus puissants ou plus riches.
Encore de nos jours, cette occasion permet à chacun de choisir le vêtement d'un autre pays, d'une autre époque, d'un autre métier, de l'autre sexe ou inventer selon son goût. Les personnages de la comédie italienne (Pierrot, Colombine, Arlequin) ou les héros du moment sont souvent utilisés.
Parfois, un masque empêche de reconnaître celui qui est déguisé. Même quand il ne s'agit pas d'un carnaval officiel, une grande fête peut donner l'occasion de se travestir.

Modèle:Portail Société

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