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L'un des sept Sacrements avec le baptême, la confirmation, l'extrême-onction, le mariage et l'ordre, le sacrement de Réconciliation est plus communément appelé confession. Ce sacrement, comme son nom l'indique, a pour but de nous réconcilier avec Dieu par l'aveu de nos péchés, dans une contrition parfaite (exprimée par l'acte de contrition).

Ce sacrement est administré par un prêtre. Le secret de la confession est absolu (le violer fait encourir l'excommunication ; au cours de l'histoire, des prêtres sont morts martyrs pour ne pas divulguer des propos entendus en confessions).

Institution Modifier

Ce sacrement a été institué par le Christ. Il a annoncé qu'il donnerait à l'Église, en l'espèce à Pierre et aux apôtres, le "pouvoir de lier et de délier" (Mt 16,19). Après la résurrection, apparaissant à ses disciples, le Christ leur dit : "Recevez le Saint Esprit. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus." (Jn 20, 22-23)

Formes au cours de l'histoire Modifier

Au cours de l'histoire, l'Église a été conduite à donner des formes diverses au sacrement du pardon.

Dans l'antiquité, ce sacrement était donné sous la forme de la pénitence publique, dans les cas de péchés graves tels que l'apostasie (lors des persécutions), le meurtre ou l'adultère. Le pécheur était excommunié et devait faire pénitence, pendant une longue durée, jusqu'à sa réintégration dans la communauté liturgique le jour de Pâques.

Ce sacrement de pénitence ne semble à l'origine avoir été donné qu'une fois après le baptême. Beaucoup le repoussaient donc cette pénitence, voire le baptême lui-même, jusqu'à l'article de la mort.

Pour remédier à ce problème s'instaura au VIIe s. une nouvelle forme de pénitence, d'origine monastique : la pénitence privée, secrète et renouvelable. Elle était tarifée selon la gravité des péchés confessés. La période de pénitence, assez longue, devait avoir été accomplie pour que fût donnée l'absolution.

C'est à partir du XIIe s. que l'absolution est donnée, normalement, à la fin de la confession des péchés ; la pénitence à accomplir devient en général moins importante dans la durée et dans l'effort (même si cela peut parfois être un pèlerinage jusqu'à Compostelle).

La confession devient plus fréquente à partir du XVIe s. et ce sacrement devient aussi un moyen de progression spirituelle. On met l'accent sur la contrition des péchés et sur la direction spirituelle par le confesseur.

Accueil mutuel Modifier

Ce sacrement est un dialogue entre la personne qui demande le pardon de Dieu et le prêtre par qui le Christ donne le pardon. Les personnes ont donc dans un premier temps à s'accueillir mutuellement.

Ce peut être le moment de se présenter, si l'on ne se connaît pas. Cet accueil mutuel se termine par une phrase qui met la rencontre sous le regard de Dieu et fais une transition naturelle sur l'étape suivante.

Écoute de la Parole de Dieu Modifier

Il est bon de favoriser par les moyens que l'on estime les meilleurs une écoute de la Parole de Dieu. Cette étape est souvent négligée parce que peu comprise.

Ce peut être l'Évangile du jour, un texte biblique choisi par le prêtre ou par le pénitent

  • soit pour favoriser le regret d'avoir fait le mal, de prendre plus vivement conscience que de tels choix blessent Dieu,
  • soit parce que le texte choisi est en lien avec ce que le pénitent veut dire.
  • Ce peut être encore pour célébrer la grandeur de la Miséricorde de Dieu qui aime tous les hommes et désire leur salut
  • ou pour manifester avec reconnaissance (éventuellement douloureusement) le jugement de Dieu qui révèle le mal et du coup donne la possibilité d'en sortir
  • ou tout autre motif qui aide les personnes à s'ouvrir au dialogue dans une vraie recherche de Dieu et de son Amour.

Aveu Modifier

Modèle:A savoir Ne pas oublier que l'aveu des fautes est en même temps la reconnaissance que Dieu est à la fois assez bon et assez puissant pour ne pas se laisser arrêter pour nos péchés.

Reconnaissance à haute voix du péché que l'on est conscient d'avoir fait. Le prêtre peut à ce moment donner des conseils, précise ce qui a besoin de l'être, corrige ce qu'on imagine des exigences de l'Évangile si c'est nécessaire. C'est bien pour cela que l'on prie non seulement pour le pénitent, mais aussi pour le prêtre, afin qu'il soit le "meilleur transmetteur" possible de la part de Dieu.

Il est important de répéter que le prêtre est tenu au secret le plus absolu qui soit, s'il le faut au prix de sa propre vie.

Avant de recevoir l'absolution, il est recommandé que le prêtre et le pénitent prient ensemble, par le Notre Père, ou un psaume de pénitence ou toute autre prière d'ouverture au pardon.

Si le pénitent prie seul ce moment là, il peut dire un "acte de contrition" ou une prière équivalente.

Absolution Modifier

Ici intervient la seule formule dont le texte ne soit pas libre. Cela manifeste que le prêtre ne donne pas son pardon, mais le pardon « au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit », par le pouvoir que l'Église a explicitement reçu pour cela du Christ.

Voici la formule d'absolution la plus courante :

« Que Dieu notre Père vous montre sa miséricorde ! Par la mort et la Résurrection de son Fils, il a réconcilié le monde avec lui et il a envoyé l’Esprit Saint pour la rémission des péchés ; par le ministère de l’Église, qu’il vous donne le pardon et la paix ! Et moi, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, je vous pardonne tous vos péchés. »

Pendant qu’il prononce ces paroles, le prêtre tient ses mains étendues vers le pénitent, et, au moment de la dernière phrase, trace un signe de croix sur lui.

Pénitence Modifier

La pénitence, au sens d'effort concret qui donnent du poids aux paroles de repentir, fait vraiment partie du sacrement. Elle permet au pardon de Dieu de s'incarner dans la vie en commençant à la convertir. Refuser de l'accomplir serait une manière de refuser le pardon de Dieu.

Louange de Dieu et envoi Modifier

La confession se termine avec une formule de joie et d'espérance. Nous savons dans la Foi que Dieu a profondément renouvelé le cœur du pénitent et ... celui du prêtre !

Notes & références Modifier


Bibliographie (à compléter) Modifier

  • Jean-Paul II, Exhortation apostolique post-synodale "Reconciliatio et pænitentia", présentation du cardinal Lustiger, éd. du Centurion, Paris, 1984, 116p. ISBN 2227430400 (il en existe d'autres éditions)
  • Collectif, Célébrer la pénitence et la réconciliation - nouveau rituel, Chalet - Tardy, 1978, 95p.

Liens externesModifier

Modèle:Sacrement

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